La raison d'être de ce blog est justement d'écrire ce qui nous passe par la tête. En ce moment, il est une histoire qui tourne en boucle dans mon esprit et il serait dommage de ne pas la partager avec vous.

 Elle me fut confiée il y a fort longtemps par le protagoniste lui même pour qui je jouais un peu le rôle de confident.. Des dizaines d'années ont passé et je ne pense pas le trahir en vous la racontant.

 Cela se passe il y a quarante cinq ans et le garçon en question en avait vingt cinq.

 Il travaille en déplacement dans uns charmante petite ville du nom de Mandres les Roses. Un chantier de près de quatre mois pour une équipe de trois ou quatre personnes, selon les moments. Ils logent dans un pavillon que leur prête l'industriel qui les emploie. D'autre pavillons servent à loger son propre personnel, en grande majorité portugais. Dans le pavillon voisin se trouve un couple avec qui les garçons entretiennent les meilleures relations. Ce couple, sans enfant, accueille pour les vacances scolaires une nièce de quinze ans qui vient du Portugal pour parfaire son français.

Généralement, ce garçon reste seul les week-end car ses collègues rentrent dans leur familles, ce qui n'est pas son cas car personne ne l'attend chez lui. Il n'est pas rare que ses très sympathiques voisins l'invitent à boire l'apéritif le samedi soir ou le dimanche à midi. Le dimanche, ce sont eux qui lui préparent les repas, le traiteur qui les livre dans la semaine étant fermé.

 La jeune nièce recherche le contact de ces garçons car elle ne parle pas beaucoup le français dans sa communauté. Et bientôt, une véritable sympathie s'installe entre eux, elle vient souvent les voir le soir, après leur journée de travaille pour discuter de tout et de rien.

Le vendredi soir est différent car notre garçon se retrouve seul et la jeune fille se fait beaucoup plus câline, elle ne manque pas une occasion de lui faire un bisou ou une caresse. Il m'avouera qu'il était toujours troublé par son comportement car il faut bien le dire, cette fille est belle comme le jour.

 Tout cela tourne un peu au jeu, pour leur plus grand plaisir, mais le garçon garde la tête froide à cause de leur différence d'age.

 Bref, un vendredis soir, certainement le dernier car elle doit rentrer chez elle, elle lui demande ce qu'il fait le lendemain. "J'avais prévu d'aller à Thoiry visiter une réserve africaine d'animaux en liberté", dit-il.

 Elle décide tout de go de venir avec lui et court en demander l'autorisation à sa tante.

 Tôt le lendemain, les voila partis vers cette réserve africaine. Elle est heureuse et lui communique sa bonne humeur, elle multiplie les gestes affectueux et il a du mal à tempérer son excitation. Enfin arrivés, ils prennent place dans un minibus qui leur fait visiter cette réserve, peuplée d'animaux en liberté, tous plus dangereux les uns que les autres.

 Assise à coté de lui, elle se penche souvent par dessus ses genoux pour mieux voir, en lui demandant de la tenir car elle a très peur.

 Il se demandera plus tard comment les choses sont arrivées, mais elle s'est retrouvée assise sur ses genoux, sa bouche contre la sienne, et lui, la tenant contre son corps, lui prodiguant des caresses qu'il regrette aussitôt, les sens en marmelade. Toute la journée se passe ainsi, en baisers et en caresses dont elle est insatiable. Il la ramène le soir alors que la culpabilité doit se lire sur son visage et que la fille a les joues un peu plus rouges que d'habitude.

 Le lendemain, c'est elle qui lui apporte le repas de midi préparé par sa tante. Aussitôt à l'interieur, elle pose le plateau et se colle contre lui pour un baiser à n'en plus finir. Elle lui dit ensuite qu'elle doit manger avec ses parents, mais que ceux-ci devant s'absenter, elle viendra le voir dans l'après-midi. Elle ne l'écoute même pas quand il essaie de l'en dissuader et disparaît dans un envol de sa courte jupette.

 Deux heures plus tard, elle se faufile par une porte fenêtre entre-ouverte et, sans demander son avis, elle se jette sur lui alors qu'il somnole avec un livre qu'il essaie de lire. Elle commence à l'embrasser le caresser sans qu'il puisse la repousser. Son envie d'elle est au moins aussi forte que la sienne mais il ne fait pas les gestes qu'elle attend. il la berce un long moment dans ses bras, lui explique qu'il es trop âgé pour elle, et mentant un peu, il lui dit qu'il a une promise qui l'attend dans sa région. Elle l'embrasse encore mais ses paupières humides se ferment et elle s's'assoupit dans ses bras. Un peu plus tard, il la raccompagne chez elle et la quitte après une nouvelle séance de baisers.

 Il ne se revoient plus que furtivement, le travail recommence pour lui et elle doit rentrer au Portugal dans la semaine.

 Il pensera longtemps à elle, sans savoir ce qu'il regrettait le plus; ce qu'il avait eu la faiblesse de faire, ou le courage qui lui avait manqué de faire ce qu'il aurait dû;

 Que sont-ils devenus aujourd'hui, se reconnaîtraient-ils dans leur petite histoire ?

 Allez savoir....